Test du DJI Osmo Pocket

J’ai eu l’occasion de tester le Osmo Pocket en voyage au Vietnam durant 25 jours et je vous livre donc mon avis sur cette toute petite caméra stabilisée de DJI.

Qu’en est-il de la qualité de stabilisation, de la qualité de l’image, de l’ergonomie et de l’autonomie? C’est ce qu’on aborde dans cette vidéo.

Pour ceux qui préfèrent la lecture voici donc le transcript.

Introduction

Bonjour à tous

Aujourd’hui j’aimerais partager avec vous mon avis concernant le Osmo Pocket.

La particularité de cette petite caméra sortie l’année dernière par DJI c’est son stabilisateur 3 axes qui est semblable à celui des drones de la marque. Si vous connaissez DJI vous savez que la stabilisation qui est présente dans leurs drones est excellente.

DJI produit également des stabilisateurs professionnels et semi-professionnels pour différents types de caméras. C’est donc un domaine dans lequel ils ont beaucoup d’expérience.

Alors ont-ils de nouveau réussi leur coup avec le Osmo Pocket? Et bien j’ai eu l’occasion de m’en servir de façon plutôt intensive durant un voyage de 25 jours au Vietnam cette année et c’est cette expérience que je vais partager dans cette vidéo.

Usage

Avant d’aller plus loin j’aimerais comparer rapidement le Osmo Pocket avec des caméras d’action comme les GoPro par exemple.

Etant donné le format du Osmo Pocket il est légitime de se demander si cet appareil est en mesure de remplacer une GoPro.

Cependant le Osmo Pocket n’est ni résistant aux chocs ni résistant à l’eau. Il dispose par contre d’une stabilisation mécanique contrairement à la stabilisation logicielle des GoPro.

La focale est un équivalent 27mm ce qui permet d’obtenir des images plus cinématiques qui n’auront pas ce look « fish-eye » si caractéristique des caméras d’action.

C’est donc un appareil qui est destiné à filmer des plans plus cinématiques et non orientés sur l’action. C’est donc cela qui rend cette caméra unique car habituellement il faut impérativement utiliser des appareils beaucoup plus gros comme des DSLR ou des Mirrorless pour obtenir ce type de résultat.

ERGONOMIE

On commence avec l’ergonomie.

Quelque chose qui rend le Osmo Pocket très pratique en voyage c’est sa simplicité d’utilisation.

En à peine quelques secondes il s’allume, se calibre et est alors prêt à l’emploi.

Deux boutons permettent de changer le mode d’enregistrement et démarrer / arrêter l’enregistrement. Le reste est configurable à l’aide de l’écran tactile. Les options sont facilement accessibles et l’écran est très facile à utiliser malgré sa petite taille.

Par défaut l’écran affiche seulement une partie de l’image ce qui ne rend pas le cadrage évident mais heureusement une option permet d’afficher l’intégralité de l’image au format 16:9 en faisant apparaître des bandes noires.

Il est possible de brancher son téléphone pour s’en servir de moniteur et contrôler le Osmo Pocket mais personnellement je ne m’en sers jamais de cette façon car je trouve que ça tue complètement le concept du Osmo Pocket qui se veut extrêmement compact.

En plus il faut attendre que l’application DJI se lance sur le téléphone, cela prend un certain temps et ce n’est donc pas pratique pour filmer quelque chose sur l’instant.

DJI fournit aussi un étui qui permet de protéger le Osmo Pocket. L’étui est rigide et protège bien l’appareil. Il se glisse facilement dans une poche de pantalon.

Par contre quel dommage que la dragonne se trouve sur l’étui et non sur la caméra elle-même. Nous avons utilisé le Osmo Pocket alors que nous roulions en scooter et nous avions toujours peur de le laisser tomber une fois qu’il était sorti de son étui.

STABILISATION

Passons maintenant à la fonctionnalité phare du Osmo Pocket: son stabilisateur 3 axes.

Il est très similaire au système que l’on trouve sur les drônes DJI et c’est tant mieux car ce système est très efficace.

Comme n’importe quel gimbal il faut prendre le temps de s’habituer à la façon de contrôler les mouvements du stabilisateur mais c’est assez intuitif et après quelques essais on obtient d’excellents résultats.

De manière générale j’ai vraiment été surpris par la qualité de la stabilisation surtout considérant la taille de l’appareil.

Voici un exemple qui ne m’a demandé que deux essais pour arriver au résultat que j’espérais. Il s’agit de ruines sur le site de My Son au Vietnam. Le résultat est vraiment bluffant quand on pense que c’est cette toute petite caméra qui a été utilisée. Le plan est vraiment très stable et a été très simple à réaliser.

Il est évident que vous obtiendrez de meilleurs résultats avec le Osmo Pocket qu’avec la stabilisation logicielle d’une GoPro ou d’une DJI Osmo Action.

Seul petit bémol c’est la difficulté à ne pas enregistrer le mouvement provoqué par vos pas. C’est le problème avec tous les gimbals mais plus l’appareil est léger plus il est difficile de ne pas introduire ces mouvements dans l’image. En effet avec des setups plus lourds il est facile de conserver l’ensemble à la même hauteur en utilisant l’inertie de l’ensemble mais ce n’est évidemment pas le cas avec le Osmo Pocket.

C’est donc quelque chose à garder en tête lorsque vous filmez en marchant.

QUALITE DE L’IMAGE

Parlons maintenant de la qualité de l’image.

L’image elle-même est plutôt bonne considérant la taille de l’engin. C’est très similaire à ce qu’on peut obtenir avec une GoPro Hero 8. Evidemment cela ne peut pas rivaliser avec un appareil plus gros comme mon Fuji X-T3 par exemple mais dans des situations avec une bonne lumière et des plans qui ne sont pas trop contrastés c’est très bon.

Voici un exemple tourné dans des conditions idéales et enregistré en 4K. Rien à dire, l’image est nette, les couleurs sont fidèles, le résultat est très bon.

C’est par contre dans les situations plus compliquées: peu de lumière ou bien un fort contraste entre le ciel et l’avant plan que le Osmo Pocket montre ses limites comme le feraient un téléphone ou une GoPro.

Voici donc un exemple où le Osmo a un peu plus de mal. Ici le ciel est très clair et les détails sont peu visibles dans les zones d’ombre. C’est dû à la plage dynamique de cette scène qui est très contrastée.

De même lorsqu’on a peu de lumière le capteur montre ses limites. Je vous déconseille de l’utiliser pour filmer en intérieur par exemple.

En ce qui concerne les options d’enregistrement DJI nous offre pas mal d’options.

On peut enregistrer en 4K à 24, 25, 30 ou 60 images par seconde et on a même le droit à un mode 120 images par seconde en 1080p parfait pour réaliser des slow-motion. Le bitrate maximal et de 100Mbps ce qui est supérieur à celui de 78Mbps de la GoPro Hero 7 sortie à la même période et identique à celui de la GoPro Hero 8 sortie en octobre 2019.

En activant le mode « pro » on accède à des options avancées. On peut alors spécifier la balance des blancs en degré kelvin, on peut modifier la compensation de l’exposition ou passer en manuel pour changer la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO.

Dans ce dernier cas vous aurez besoin d’acheter des filtres neutres magnétiques qui se fixent à l’avant de l’objectif et qui sont fournis par DJI ou PolarPro.

DJI a vraiment pensé aux utilisateurs expérimentés et propose même une option D-Clike qui se rapproche d’un format Log afin de faciliter l’étape de colorimétrie en post-production.

AUTOFOCUS

Un autre élément important c’est l’autofocus.

Et l’autofocus est d’autant plus crucial sur ce type de caméra qu’il n’est évidemment pas envisageable de faire le focus manuellement.

La bonne nouvelle c’est que l’autofocus est à la hauteur. Il se fait rapidement mais sans à coup. C’est un vrai focus actif contrairement aux GoPro qui font une mise au point fixe sur l’infini. En mode selfie le Osmo Pocket détecte votre visage et fait la mise au point en conséquence.

Il est possible de taper sur l’écran pour forcer la mise au point sur un élément en particulier. Evidemment ce n’est pas super précis étant donné la taille de l’écran et si vous souhaitez vraiment contrôler la mise au point il est préférable de connecter votre téléphone au Osmo Pocket.

Une autre fonctionnalité que je trouve pratique c’est le Active Track. En tapant deux fois sur l’écran pour sélectionner un sujet le Osmo Pocket suivra automatiquement ce sujet et fera la mise au point sur celui-ci. C’est très pratique si vous suivez quelque chose et que vous souhaitez conserver le sujet au centre de la composition.

Cette fonctionnalité s’active automatiquement en mode selfie ce qui permet d’ être certain de rester au centre de l’image.

AUTONOMIE

Dernier point avant de conclure, l’autonomie.

Je n’ai pas fait de test pour vérifier l’autonomie exacte de l’appareil. DJI indique un temps d’utilisation de 2h20 en filmant en 1080p. En ce qui me concerne j’ai toujours été capable de tenir une journée complète sans avoir à le recharger mais évidemment cela dépend de votre utilisation.

Dans tous les cas il est possible de recharger le Osmo Pocket en USB-C très rapidement. Je vous conseille d’acheter un battery pack car la batterie du Osmo Pocket est intégrée et n’est donc pas remplaçable.

CONCLUSION

En conclusion j’ai beaucoup aimé mon expérience avec le Osmo Pocket et c’est certain il m’accompagnera de nouveau dans mes prochains voyages.

Evidemment il ne remplacera pas un DSLR ou un Mirrorless avec un gimbal plus gros mais il permet lorsque les conditions sont bonnes d’obtenir des résultats très similaires pour un coût réduit et surtout un encombrement extrêmement réduit.

Et en voyage l’encombrement c’est primordial, je peux sortir le Osmo Pocket de ma poche et commencer à filmer en moins de dix secondes ce qui n’est absolument pas le cas de mon Fuji X-T3 et de mon Ronin-S.

Si vous êtes Youtuber ou bien que comme moi vous aimez réaliser des vidéos de vos voyages avec certaine qualité le Osmo Pocket est une excellente solution.

A bientôt sur la chaîne pour d’autres avis et conseils.

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